Livros no Blurb

terça-feira, 27 de novembro de 2007

Préstito Fúnebre

Castanheiro multissecular


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E eis no carro morto o castanheiro, enquanto
Melros assobiam nos trigais além…
Heras amortalham-no em seu verde manto…
Deu-lhe a terra o leite, dá-lhe a aurora o pranto…
Que feliz cadáver, que até cheira bem!…

Musgos, líquenes, fetos, — química incessante! —
Fazem montões d'almas dessa podridão…
Já nesse esqueleto seco de gigante,
Sob a luz vermelha, num festim radiante,
Mil milhões de vidas pululando estão!…

Sempre à fortaleza casa-se a doçura:
Como o leão da Bíblia morto num vergel,
Do seu tronco ainda na caverna escura,
Um enxame d'oiro rútilo murmura,
Construindo um favo cândido de mel!…

Oh, os bois enormes, mansos como arminhos,
Meditando estranhas, incubas visões!…
Pousam-lhe nas hastes, vede, os passarinhos,
E por sobre os longos, tórridos caminhos
Dos seus olhos caem bênçãos e perdões…

Chorarão o velho castanheiro ingente,
Sob o qual dormiram sestas estivais?
Almas do arvoredo, o seu olhar plangente
Saberá acaso misteriosamente
Traduzir as línguas em que vós falais?!…

Castanheiro morto! que é da vida estranha
Que no ovário exíguo duma flor nasceu,
E criou raízes, e se fez tamanha,
Que trezentos anos sobre uma montanha
Seus trezentos braços de colosso ergueu?!…

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Guerra Junqueiro (Os Simples, 1892)



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domingo, 25 de novembro de 2007

Os meus livros 12

Capa do volume "Região Autónoma da Madeira" (Círculo de Leitores, 1992)

Capa do volume "Região Autónoma da Madeira" (Temas & Debates, 1997)

Um aspecto do interior do sexto volume


As ilhas foram abordadas individualmente, ou em grupos mais ou menos homogéneos, e em cada caso foram descritas as suas características geoclimáticas e biológicas com base nos andares fitoclimáticos (ou andares de vegetação), a exemplo do que ocorreu com a "ilha ecológica" que a serra da Estrela constitui.
Por outro lado, enquanto no continente a ocupação humana tem uma história de milénios, nos arquipélagos apenas decorreram cerca de 600 anos desde o seu povoamento. Por tal razão torna-se mais fácil reconstituir o percurso do homem na Madeira e nos Açores e a sua influência sobre o património natural insular. Foi o que tentei fazer, ainda que de forma necessariamente sucinta. Onde me parece que este desígnio teve mais sucesso, foi com o roteiro que aqui se apresenta.


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sexta-feira, 23 de novembro de 2007

Avec le temps

Avec le temps...
Avec le temps, va, tout s'en va
On oublie le visage et l'on oublie la voix
Le coeur, quand ça bat plus,
C'est pas la pein' d'aller chercher plus loin
Faut laisser faire et c'est très bien
Avec le temps...
Avec le temps, va, tout s'en va
L'autre qu'on adorait, qu'on cherchait sous la pluie
L'autre qu'on devinait au détour d'un regard
Entre les mots entre les lignes et sous le fard
D'un serment maquillé qui s'en va faire sa nuit
Avec le temps,
Tout s'évanouit.

Avec le temps...
Avec le temps, va, tout s'en va
Mêm' les plus chouette's souv'nirs ça t'a un' de ces gueul's
À la Gal'rie j'farfouill'
Dans les rayons d'la mort
Le sam'di soir quand la tendresse s'en va tout' seule
Avec le temps...
Avec le temps, va, tout s'en va
L'autre à qui l'on croyait pour un rhum' pour un rien
L'autre à qui l'on donnait du vent et des bijoux
Pour qui l'on eût vendu son âme pour quelques sous
Devant quoi l'on s'traînait comme traînent les chiens
Avec le temps, va, tout va bien.

Avec le temps...
Avec le temps, va, tout s'en va
On oublie les passions et l'on oublie les voix
Qui vous disaient tout bas
Les mots des pauvres gens
Ne rentre pas trop tard, surtout ne prends pas froid
Avec le temps...
Avec le temps, va, tout s'en va
Et l'on se sent blanchi comme un cheval fourbu
Et l'on se sent glacé dans le lit de hasard
Et l'on se sent tout seul peut-être mais peinard
Et l'on se sent floué par les années perdues
Alors vraiment
Avec le temps on n'aime plus



Léo Ferré (1971)



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quarta-feira, 21 de novembro de 2007

Animais, plantas e paisagens de Portugal 4

Albufeira do Peso (concelho de Coruche)


Para a maior parte das pessoas, o concelho de Coruche surge perfeitamente identificado com o Ribatejo. O que provavelmente nem todos saberão, é que este concelho tem um prolongamento "alentejano", metido entre Mora e Montemor-o-Novo, que é bastante diferente do restante território. Com efeito trata-se de uma zona granítica despovoada denotando, aqui e ali, afloramentos rochosos onde domina o montado de azinho que alguns autores chegaram a caracterizar como um "fóssil económico". É nela que encontramos a albufeira do Peso.
Este peculiar território, devido em parte à fraca intervenção humana e à existência de práticas silvo-agrícolas ancestrais, tem mantido uma diversidade biológica bastante elevada. A presença do gamo (Dama dama) é um dos seus ex-libris faunísticos. Os referidos afloramentos, algumas pequenas linhas de água de regime temporário, represas e albufeiras, clareiras com pousio-pastagem ou culturas cerealíferas e manchas de mato são alguns dos elementos de habitat que ajudam a criar heterogeneidade no montado, tornando-o desta forma biologicamente mais rico e diverso.

domingo, 11 de novembro de 2007

Ces gens là

D'abord, d'abord, il y a l'aîné
Lui qui est comme un melon
Lui qui a un gros nez
Lui qui sait plus son nom
Monsieur tellement il boit
Ou tellement qu'il a bu
Qui fait rien de ses dix doigts
Mais lui qui n'en peut plus
Lui qui est complètement cuit
Et qui se prend pour le roi
Qui se saoule toutes les nuits
Avec du mauvais vin
Mais qu'on retrouve matin
Dans l'église qui roupille
Raide comme une saillie
Blanc comme un cierge de Pâques
Et puis qui balbutie
Et qui a l'oeil qui divague
Faut vous dire Monsieur
Que chez ces gens-là
On ne pense pas, Monsieur
On ne pense pas, on prie

Et puis, y a l'autre
Des carottes dans les cheveux
Qu'a jamais vu un peigne
Qu' est méchant comme une teigne
Même qu'il donnerait sa chemise
A des pauvres gens heureux
Qui a marié la Denise
Une fille de la ville
Enfin d'une autre ville
Et que c'est pas fini
Qui fait ses petites affaires
Avec son petit chapeau
Avec son petit manteau
Avec sa petite auto
Qu'aimerait bien avoir l'air
Mais qui n'a pas l'air du tout
Faut pas jouer les riches
Quand on n'a pas le sou
Faut vous dire Monsieur
Que chez ces gens-là
On ne vit pas Monsieur
On ne vit pas on triche.

Et puis, y a les autres
La mère qui ne dit rien
Ou bien n'importe quoi
Et du soir au matin
Sous sa belle gueule d'apôtre
Et dans son cadre en bois
Y a la moustache du père
Qui est mort d'une glissade
Et qui regarde son troupeau
Bouffer la soupe froide
Et ça fait des grands chloup
Et ça fait des grands chloup
Et puis il y a la toute vieille
Qu'en finit pas de vibrer
Et qu'on n'écoute même pas
Vu que c'est elle qu'a l'oseille
Et qu'on écoute même pas
Ce que ses pauvres mains racontent
Faut vous dire Monsieur
Que chez ces gens-là
On ne cause pas Monsieur
On ne cause pas, on compte.

Et puis, et puis,
Et puis, il y a Frida
Qui est belle comme un soleil
Et qui m'aime pareil
Que moi j'aime Frida
Même qu'on se dit souvent
Qu'on aura une maison
Avec des tas de fenêtres
Avec presque pas de murs
Et qu'on vivra dedans
Et qu'il fera bon y être
Et que si c'est pas sûr
C'est quand même peut-être
Parce que les autres veulent pas
Parce que les autres veulent pas
Les autres ils disent comme ça
Qu'elle est trop belle pour moi
Que je suis tout juste bon
A égorger les chats
J'ai jamais tué de chats
Ou alors y a longtemps
Ou bien j'ai oublié
Ou ils sentaient pas bon
Enfin ils ne veulent pas
Enfin ils ne veulent pas.

Parfois quand on se voit
Semblant que c'est pas exprès
Avec ses yeux mouillants
Elle dit qu'elle partira
Elle dit qu'elle me suivra
Alors pour un instant
Pour un instant seulement
Alors moi je la crois Monsieur
Pour un instant
Pour un instant seulement
Parce que chez ces gens-là
Monsieur on ne s'en va pas
On ne s'en va pas Monsieur
On ne s'en va pas.

Mais il est tard Monsieur
Il faut que je rentre chez moi.



Jacques Brel (1966)


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